Un sondage réalisé auprès d’experts médicaux révèle des possibilités de prise en charge des risques de lésions organiques chez les personnes vivant avec le lupus à un stade plus précoce de la maladie

  • Le sondage portait sur les approches des professionnels de la santé en matière de prévention des lésions organiques, qui touchent de nombreux patients vivant avec le lupus dans les cinq années suivant le diagnostic.
  • Les professionnels de la santé ont déclaré qu’il était nécessaire d’intervenir de manière précoce et de mettre en place des mesures de prévention pour déterminer les risques et mesurer l’activité de la maladie chez les patients.
  • Les professionnels de la santé soulignent que la pandémie de COVID-19 a causé des retards sur le plan des diagnostics et des soins.

MISSISSAUGA (Ontario) – Une enquête mondiale réalisée auprès de professionnels de la santé, y compris auprès d’experts médicaux canadiens, révèle que la pandémie de COVID-19 et des complications médicales ont empêché certaines personnes vivant avec un lupus érythémateux disséminé (LED) d’obtenir les soins optimaux au cours des deux dernières années, ce qui fait augmenter le risque de lésions organiques.

Les lésions organiques touchent souvent les reins, la peau et les articulations[i], et jouent un rôle déterminant dans le pronostic à long terme médiocre du LEDii. Les participants à l’enquête ont indiqué que les retards dans l’accès aux soins, comme ceux qu’ils ont connus pendant la pandémie, peuvent être dangereux. En effet, jusqu’à 50 % des personnes vivant avec le lupus peuvent subir des lésions organiques, le plus souvent au cours des cinq années suivant le diagnostic[ii]. Les poussées de lupus peuvent aussi accroître le risque de lésions organiques et les professionnels de la santé au Canada ont signalé que 12 % de leurs patients avaient observé une augmentation du nombre de poussées comparativement à la période prépandémique.

Le sondage mondial mené auprès de 648 rhumatologues, néphrologues et professionnels en médecine interne, donne un aperçu de l’éventail des facteurs qui, outre la pandémie, contribuent à accroître le risque chez certains patients atteints de lupus de développer des lésions organiques. Cela comprenait les patients atteints de néphrite lupique, l’une des complications les plus courantes du LED, qui se caractérise par une inflammation rénale qui peut entraîner une insuffisance rénale[iii].

Même si les professionnels de la santé interrogés connaissent bien le risque de lésions organiques et la vitesse à laquelle elles peuvent apparaître chez les patients atteints de lupus, ils mentionnent diverses difficultés à surmonter pour déterminer quels sont les patients dont le risque de lésions organiques est le plus grand : 39 % des répondants canadiens trouvent qu’il est difficile de surveiller et de mesurer l’impact du LED sur les organes, et seulement deux répondants sur cinq pensent qu’il est facile de reconnaître les patients qui courent le plus grand risque de lésions organiques.

Selon le sondage, plus d’information sur les traitements disponibles pourrait aider les professionnels de la santé et les patients à trouver des plans de traitement à long terme, en tenant compte à la fois de la nécessité d’un soulagement rapide des symptômes et des objectifs de traitement à long terme.

  • La plupart des professionnels de la santé du Canada (83 %) affirment qu’il serait utile d’avoir des données montrant les bienfaits des différents traitements pour les patients à risque de développer des lésions organiques.
  • La plupart des répondants au Canada (66 %) affirment que le traitement de référence actuel (médicaments antipaludiques, stéroïdes et immunosuppresseurs) peut réduire suffisamment le risque de lésions organiques à long terme chez la plupart des patients atteints de lupus. Cependant, la recherche montre que le traitement de référence, qui comprend les médicaments antipaludiques, les stéroïdes et les immunosuppresseurs, ne prévient pas les lésions organiques chez un nombre important de patients et les stéroïdes pourraient même jouer un rôle dans leur apparition[iv],[v],[vi],[vii].
  • En tout, 80 % des professionnels de la santé du Canada interrogés affirment qu’en l’absence de traitement modificateur de la maladie, il est difficile de traiter le lupus; toutefois, des recherches distinctes montrent que les symptômes de lupus peuvent être contrôlés par des traitements modificateurs de la maladie qui entravent le processus inflammatoire[viii].

Marni Freeman, directrice médicale nationale, GSK Canada, a déclaré : « Les lésions organiques représentent un risque très réel pour les personnes qui vivent avec le lupus. Les résultats du sondage font ressortir l’importance de la sensibilisation au risque de lésions organiques et du dialogue continu qu’il faut entretenir pour harmoniser les objectifs de traitement à court et à long terme. Nous sommes déterminés à poursuivre la recherche et les échanges scientifiques quant à une approche proactive des soins offerts aux patients atteints de lupus. »

À propos du sondage

Ce sondage mondial réalisé auprès de professionnels de la santé a été mené par Material pour le compte de GSK entre juillet et septembre 2022 auprès de 648 professionnels de la santé dans sept pays : le Canada (n = 41), la Chine (n = 100), la France (n = 102), l’Allemagne (n = 102), le Japon (n = 100), l’Espagne (n = 100) et les États-Unis (n = 103).

Ce sondage a été conçu pour évaluer l’attitude et la pratique des professionnels de la santé quant au traitement de leurs patients atteints de LED, y compris ceux atteints de néphrite lupique (NL), en mettant l’accent sur des sujets liés à la modification de la maladie, ainsi qu’aux lésions organiques dans le cas du lupus.

Les professionnels de la santé interrogés avaient pour spécialité principale la rhumatologie, la néphrologie ou la médecine interne, étaient titulaires d’un agrément du conseil responsable de leur spécialité et prenaient en charge le traitement de patients atteints de LED, y compris de NL.

  • Les professionnels de la santé des États-Unis comptaient au moins 15 patients atteints de LED. 
  • Les professionnels de la santé du Canada, de Chine, d’Allemagne et d’Espagne comptaient au moins 10 patients atteints de LED. 
  • Les professionnels de la santé du Japon et de France comptaient au moins 5 patients atteints de LED.

Les professionnels de la santé interrogés n’étaient pas employés par des sociétés pharmaceutiques, des fabricants de soins de santé ou des organismes gouvernementaux de réglementation et n’avaient pas de contrat avec eux.

Les résultats d’échantillon sont sujets à une variation dans l’échantillonnage. L’ampleur de la variation est mesurable et dépend du nombre d’entrevues effectuées et du taux de pourcentages exprimant les résultats. Dans cette étude en particulier, les chances sont de 95 sur 100 qu’un résultat du sondage ne varie pas de plus de 9,7 points de pourcentage, plus ou moins, par rapport au résultat qui serait obtenu si les entrevues avaient été menées auprès de toutes les personnes du groupe représenté par l’échantillon. La marge d’erreur pour les sous-groupes sera légèrement supérieure.

À propos du lupus érythémateux disséminé et de la néphrite lupique

Le lupus érythémateux disséminé (LED), la forme la plus courante de lupus, est une maladie chronique auto-immune et incurable associée à un éventail de symptômes qui peuvent varier au fil du temps, notamment des douleurs ou de l’enflure touchant les articulations, une fatigue extrême, une fièvre inexpliquée, des éruptions cutanées et des lésions organiques. Chez les personnes atteintes de néphrite lupique (NL), le LED cause une inflammation (enflure ou cicatrice) des petits vaisseaux sanguins du rein qui filtrent les déchets (glomérules)[ix].

La NL peut mener à une insuffisance rénale au stade ultime, nécessitant une dialyse ou une greffe rénale. Malgré des améliorations en matière de diagnostic et de traitement au cours des dernières décennies, la néphrite lupique demeure un indicateur de mauvais pronostic pour les personnes vivant avec le lupus[x],[xi]. Les manifestations de la néphrite lupique comprennent la protéinurie, l’élévation de la créatinine sérique et la présence de globules rouges et blancs dans l’urine.

À propos de GSK

GSK œuvre dans le secteur de la santé et de la recherche scientifique, et ce, partout dans le monde. Pour obtenir plus de renseignements, veuillez consulter le site www.ca.gsk.com/fr-ca

Références

[i] Kyttaris VC. Systemic lupus erythematosus: from genes to organ damage. Methods Mol Biol. 2010;662:265-83. doi: 10.1007/978-1-60761-800-3_13. PMID: 20824476; PMCID: PMC3153363.

[ii] Urowitz MB, Gladman DD, Ibañez D, Fortin PR, Bae SC, Gordon C, Clarke A, Bernatsky S, Hanly JG, Isenberg D, Rahman A, Sanchez-Guerrero J, Wallace DJ, Ginzler E, Alarcón GS, Merrill JT, Bruce IN, Sturfelt G, Nived O, Steinsson K, Khamashta M, Petri M, Manzi S, Ramsey-Goldman R, Dooley MA, van Vollenhoven RF, Ramos M, Stoll T, Zoma A, Kalunian K, Aranow C. Evolution of disease burden over five years in a multicenter inception systemic lupus erythematosus cohort. Arthritis Care Res (Hoboken). 2012 Jan;64(1):132-7. doi: 10.1002/acr.20648. PMID: 21954226.

[iii] National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases. Lupus and Kidney Disease (Lupus Nephritis). Available at www.niddk.nih.gov/health-information/kidney-disease/lupus-nephritis.

[iv] Gladman DD, Urowitz MB, Rahman P, et al. Accrual of organ damage over time in patients with systemic lupus erythematosus. J Rheumatol 2003;30(9):1955-1959.

[v] Sung YK, Hur NW, Sinskey JL, et al. Assessment of damage in Korean patients with systemic lupus erythematosus. J Rheumatol 2007;34(5):987-991

[vi] Segura BT, Bernstein BS, McDonnell T, et al. Damage accrual and mortality over long-term follow-up in 300 patients with systemic lupus erythematosus in a multi-ethnic British cohort. Rheumatology (Oxford) 2020;59(3):524-533.

[vii] Lopez R, Davidson JE, Beeby MD, et al. Lupus disease activity and the risk of subsequent organ damage and mortality in a large lupus cohort. Rheumatology (Oxford) 2012;51(3):491-498.

[viii] van Vollenhoven R, Askanase AD, Bomback AS, et al Conceptual framework for defining disease modification in systemic lupus erythematosus: a call for formal criteria Lupus Science & Medicine 2022;9:e000634. doi: 10.1136/lupus-2021-000634

[ix] National Kidney Foundation, Lupus and Kidney Disease (Lupus Nephritis).  Available at    www.kidney.org/atoz/content/lupus 

[x] Gordon C, Hayne D, Pusey C, et al. European Consensus Statement on the Terminology used in the Management of Lupus Glomerulonephritis. Lupus 2009;18:257-26.

[xi] Waldman M and Appel GB. Update of the Treatment of Lupus Nephritis. Kidney International 2006;70:1403-1412.